Le Village de Wendaye

Dans l’estuaire salé du fleuve Casamance, (300 kms) au sud de l’île de Karabane, se trouve un véritable labyrinthe de bolongs (bras de mer) qui se faufile dans la mangrove (formation végétale caractérisée par des forêts impénétrables de palétuviers) en créant de multiples îles :  Cachouane, Ourong, Itou, Heidje, Diogué, Bayancassar, Wendaye...

carte Casamance

Carte Wendaye

Certaines sont habitées…. c’est le cas de Wendaye, notre point de chute, qui a une population très variable en fonction des différents contextes : 
- d’une centaine de résidants réguliers
- à environ  250  personnes en période de culture des rizières,
- et jusqu’à 300 personnes pour les fêtes et diverses cérémonies.

teteCaractéristiques de l’île :

Hospitalité, humour, gentillesse, partage, goût de la musique et de la danse, cohabitation harmonieuse entre les communautés chrétiennes et musulmanes : les fêtes des uns sont fêtes aussi pour les autres dans le respect des particularités de chacun.
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On arrive sur l’île grâce à deux « débarcadères », l’un au nord, l’autre au sud, que l’on utilise, en fonction du lieu d’embarquement (katakalous, elinkine, cap skiring) mais aussi et surtout, des possibilités d’accès en fonction des marées et des ressources du moment en essence pour les grandes pirogues motorisées.Les habitants de l’île sont répartis en deux quartiers principaux :

- l’un, assez proche du débarcadère nord, comprend :
la case du chef du village,
une quinzaine de cases*,
l’église catholique,
la mosquée,
la case de santé,
la maternité,
une buvette/restaurant « le kampissa » tenue par Abdoulaye, où on peut
jouer au ping-pong,

- l’autre, plus proche du débarcadère sud, comprend :
la case de l’imam,
une  douzaine de cases* qui ont constitué, en fait, la première implantation des ouvriers agricoles du continent qui  ont décidé de rester sur place plutôt que de faire tous les jours la navette, l’île n’étant au départ que des espaces cultivables.    

Entre les deux quartiers il y a :
l’école qui comprend 3 classes (initiation et CP, CE1/CE2, CM1/CM2)
une bibliothèque,
la maison des jeunes
et depuis 2009, une grande citerne sur le principe de l’impluvium qui collecte l’eau de pluie durant l’hivernage pour redistribution tout au long de la saison sèche.                    
Au débarcadère sud on trouve :
une buvette/restaurant, « chez tonton Gilbert »
un foyer de plein air pour le traitement des huîtres,  récoltées par les
femmes sur les palétuviers dans la mangrove,
un stockage des coquilles d’huîtres : chaque famille a son tas qui servira pour construire, aménager, etc.


Les ressources « alimentaires » de l’île :
de vastes rizières qui sont travaillées pendant l’hivernage,
des palmiers à huile
des palmiers à vin de palme,
des arbres à « fruits noirs »
des manguiers,
des papayes,
du pain de singe (fruit du baobab),
des anacardiers qui donnent des pommes et noix de cajou,
des légumes dans le jardin communautaire : contact : Marie Victorine
3 poulaillers de poulets de chair : contact : Alouli
1 canardière : contact : Jo,
des poissons en fonction des pêches (barracuda,  carpe noire ou rouge, capitaine,
sole, mérou,  carangues,  etc) : contact : Philippe, Aliou,
miel : ruches dans les bolongs (miel de palétuvier et sauvage) : contact : Justin et Dam Diatta
ruches sur l’ile (miel toutes fleurs) : contact :

Commodités 

électricité : des panneaux solaires alimentent quelques réverbères,
la case de santé et la maison des jeunes mais aussi, depuis 2010, toutes les habitations à raison de 5 points lumineux  par  case. 

eau : 3 puits forés fournissent l’eau potable, 3 puits fournissent de l’eau
dans le jardin des femmes / 4 puits permettent l’arrosage, 1 puits trop creusé a été abandonné (eau saumâtre)

achats : quelques toutes petites boutiques qui permettent de se dépanner
contacts : Thérèse, Jean Baptiste
et une plus grande boutique bien achalandée en produits de consommation courante mais qui ne peut satisfaire tous les besoins de l’île : contact : Alouli.

Activités diverses d’artisanat

Batik : les femmes se groupent pour réaliser des pièces de tissu, nappes, draps, pagnes, vêtements etc  décorés par teinture après en avoir masqué certaines parties  avec de la cire ou de la pâte, des nœuds ou des attaches. contact : Suzanne Sambou

Bijoux : colliers, bracelets, boucles d’oreilles,  en perles, du plus simple au
très élaboré, contact :    

Poupées : petites poupées africaines images de la vie quotidienne
contact : Marie Hyacinte

Vannerie : set de tables, chapeaux divers, paniers, corbeilles                                    contact : Mama Joanna et Thérèse           

Bois :pirogues de différentes tailles, statues,  têtes,
contact : Joseph Diatta           

Encens : en bâtons, en perles ou en cônes, parfumé pour agrémenter  en
brulant  l’ambiance des cases
contact : Fatimata       
    
Danse

A l’appel du bombolong (tronc d’arbre creusé sur lequel on tape avec 2 bâtons pour la transmission des messages), les femmes quittent leurs activités et
viennent exécuter les danses traditionnelles, contact : N’dey

Projets

>> Construction d’une miellerie
1 salle d’extraction, de filtrage et de conditionnement
1 point de vente
1 atelier

>> Construction d’un poulailler pour poules pondeuses

>> Construction d’un système d’irrigation pour le jardin communautaire

>> Construction d’une case susceptible d’accueillir des visiteurs pour une ou deux nuits
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